Qui sommes-nous?
attachés à un grand service public d'éducation... et mobilisés pour ne pas le perdre!
L'enseignement Agricole ....
Après le Sgen, Les 4 syndicats (la Fsu, FO, la Cgt et l'Unsa) s'insurgent contre l'annonce de la
suppression de 200 emplois temps plein dans l'enseignement agricole public. Pour eux, les 359 postes supprimés cette année entrainera la fermeture de 150 classes.
Petite
explication préalable pour ceux qui ne sont pas de l'Ecole du Centre (Gif sur Yvette): le Canard de l'Yvette, c'est "LE" journal de l'école, depuis des années, vous le verrez dans l'article
ci-après. En fait, "c'était"... à cause des 2h de moins par semaine. C'est pourquoi nous avons voulu, après "les coeurs", décorer le portail de l'école avec des articles du
Canard...
« Petite » conséquence de « 2h de classe en moins » :
Il n’est (n’était ?) pas tout jeune, notre Canard de l’Yvette... Pour preuve, en novembre-décembre 1998, il en était déjà à son 43ème numéro... et comme il était bi-mensuel à l’époque, on peut situer sa naissance au début des années 90. Quand on parle « Canard » à l’école du Centre, vous pouvez donc être certain que « de l’Yvette » n’est pas loin !
Dans sa jeunesse, il paraissait donc tous les deux mois. A chaque départ en vacances, les enfants rentraient, tout fiers, avec dans leur cartable un Canard « bien dodu », chaque classe ayant fait deux ou trois pages pour raconter un évènement un peu particulier survenu sur la période. Des choses aussi variées que la visite au SIOM ; l’arrivée dans la classe de deux « petits nouveaux », l’un venu des Etats-Unis, l’autre d’Algérie ; la classe de découverte à Chambord ou à Chamarande; les danses bretonnes, l’arrivée de l’euro ou la future entrée au collège. Toutes racontées par les enfants eux-mêmes avec leurs mots, souvent en textes, souvent aussi en poèmes, en devinettes, en charade, en mots croisés, en photos... Bref, la vie de l’école avec toute sa diversité et toute sa richesse qui entrait dans chaque famille et que les enfants étaient fiers de montrer pour la partie concernant leur classe et ravis de faire côté jeux.
L’année 2003-2004, grand évènement, le Canard change de formule, il devient hebdomadaire. Le principe est le même, sauf que chaque semaine, est consacrée à une seule classe de l’école. Moins de lecture à chaque fois, mais plus souvent, le Canard fait désormais partie du quotidien de l’école et des familles.
Et puis cette année... pas de Canard de l’Yvette... plus de Canard de l’Yvette...
Avec la suppression des 2 heures de classe pour tous les enfants et les nouveaux programmes, plus lourds qu’avant, les enseignants doivent courir après le temps et ont dû « faire des choix ». Avec la meilleure volonté, et avec, nous n’en doutons pas une minute, autant de regrets que nous, parents, ils ont dû laisser le Canard... enfermé dans les placards. Parce qu’il y a les « savoirs fondamentaux » qui prennent presque toute la place. Une bonne chose que ces savoirs fondamentaux, c’est une évidence, presque un pléonasme, mais en même temps...
Posons-nous la question de savoir si toutes les choses que les enfants apprenaient en faisant le Canard n’étaient pas elles aussi « fondamentales » ? Laisser, dans le cadre du thème défini avec l’enseignant, place à l’imagination des enfants. Leur donner la possibilité, au delà de l’apprentissage de base de la langue française, de jouer avec les mots. Les laisser créer leurs propres poèmes. Leur donner l’occasion d’exprimer leurs idées. Leur montrer le plaisir qu’on peut avoir à écrire et à être lus. N’est-ce pas tout cela AUSSI « faire du français » ?
Heureusement, une partie de ces « trésors » perdure grâce au site de l’école qui part exactement du même esprit que le Canard. Mais en moins fréquent, et puis, le support papier... irremplaçable. Difficile d’accrocher au portail les articles du site de l’école !!!!
Au delà de la tristesse de ne plus voir le Canard dans les cartables de nos enfants, relions cela à ce qui est en train de se passer en Angleterre, où la priorité aux savoirs fondamentaux avait été instaurée il y a quelques années, avec évaluations à l’appui et où ils sont en train de déchanter sur les citoyens nés de ces apprentissages restreints aux « fondamentaux »:
« Ed Balls, le secrétaire d'état aux écoles, est furieux. Au terme de la plus grande enquête menée sur l'école primaire, le professeur Robin Alexander a prononcé un verdict sans appel : "L'éducation, et dans une certaine mesure les vies (des jeunes anglais), sont appauvries s'ils reçoivent une éducation aussi déficiente".
L'accusé dans cette affaire c'est le retour aux fondamentaux promu ces dernières années en Angleterre et fortement soutenu par les batteries de tests officiels, "l'éléphant dans le curriculum" pour le professeur Alexander. Si les jeunes Anglais ont obtenu de très bons scores dans les évaluations internationales (en maths par exemple) c'est en acceptant une éducation rétrécie à quelques sujets.
Obligés de travailler pour les tests dans un système scolaire marqué par la compétition entre écoles, les élèves passent des heures sur les matières évaluées (maths, anglais). Cela se fait au détriment des autres disciplines.
L'histoire, les sciences, la géographie, les arts ont été "expulsés" selon R. Alexander. Son rapport préconise donc de remodeler le curriculum en 12 points et 8 domaines, comprenant nommément ces dernières disciplines.
Il est particulièrement intéressant de voir qu'il fait entrer dans le nouveau curriculum, au-delà des disciplines, l'aptitude à travailler ensemble, l'épanouissement, la capacité à donner du sens aux enseignements, à explorer. Des compétences aussi indispensables que les fondamentaux. "
Une expérience grandeur nature qui donne envie de réfléchir sur ce qui est en train de se mettre en place en France, et qui risque d’avoir, n’en doutons pas, les mêmes conséquences.
Idée reçue n°1 : En France, le niveau de l’école baisse
Faux. Christian Baudelot et Roger Establet avaient déjà écrit, en 1989, un livre intitulé Le niveau monte (Seuil). Vingt ans plus tard, les deux sociologues persistent et
signent : certes, l’école échoue à donner à tous une formation solide, puisque la France se distingue par son alarmante proportion d’élèves en grande difficulté, mais « l’âge d’or où l’école
primaire aurait réussi à apprendre à 100 % d’une classe d’âge les savoirs fondamentaux leur permettant de maîtriser parfaitement l’usage et la compréhension de l’écrit n’a jamais existé ».
Aujourd’hui, un jeune Français sur deux accède à l’université, et 42 % de la génération née entre 1977 et 1979 ont quitté l’école avec un diplôme de l’enseignement supérieur. Ce n’était le cas
que pour 37 % de la génération née entre 1971 et 1973, 21 % de ceux nés entre 1962 et 1964 et 18 % des jeunes nés entre 1956 et 1958.
En France, le niveau monte, même s’il n’atteint pas, d’après les statistiques, celui des meilleurs pays développés (Finlande, Corée du Sud, Hongkong, Canada…). Cette progression se conjugue – et
c’est le talon d’Achille de l’école française – avec un creusement des écarts entre les meilleurs élèves et ceux qui peinent à suivre.
Idée reçue n°2 : L’école ne peut pas lutter contre les inégalités sociales et culturelles
Faux. Certes l’école « favorise les favorisés et défavorise les défavorisés », comme l’écrivait Pierre Bourdieu il y a plus de
quarante ans, mais la comparaison avec d’autres pays fait réfléchir : en Finlande, en Islande ou en Corée du Sud, l’école corrige près de deux fois plus les inégalités de départ qu’en France.
Tout au long du livre, les deux auteurs se sont basés sur les études internationales PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), réalisées dans 57 pays, auprès de 400 000
élèves de 15 ans (lire à ce sujet l’excellent article de Julien Grenet : "PISA : une enquête bancale ?"). Il en ressort notamment que les effets de la classe sociale sont particulièrement appuyés
en France.
Idée reçue n°3 : Le redoublement est une solution efficace
Faux. Parmi tous les pays développés
scannés par l’enquête PISA, c’est en France qu’on redouble le plus. Les évaluations de 2003 comme celles de 2006 ont relevé 40 % d’élèves français « en retard », une fois arrivés à l’âge de 15
ans. Un taux considérable puisque plus des deux tiers des pays développés enregistrent un taux de retard inférieur à 20 %. Pour les auteurs, les méfaits du redoublement sont spectaculairement mis
en évidence par PISA : « Il amplifie les inégalités sans améliorer les résultats du système éducatif ». Une étude publiée par le ministère de l’Education en mai 2005 conforte ce constat : « Elle
montre avec clarté que le redoublement est inéquitable et inefficace du point de vue du progrès des élèves. »
Idée reçue n°4 : une école basée sur la sélection favorise la fabrication des élites
Faux. Pour Baudelot et Establet , il ressort au contraire des statistiques internationales que « les systèmes qui
reposent sur la ségrégation précoce des populations, sur une organisation opaque des filières hiérarchisées et sur le camouflage des performances obtenues, aboutissent à des élites étriquées, à
un échec scolaire massif et à un accroissement des écarts sociaux ». La France, d’après les auteurs, peut se reconnaître dans ce portrait. D’ailleurs, les enquêtes PISA pointent « la faiblesse
numérique » des élites scolaires françaises.
Les deux sociologues plaident donc pour la constitution d’une véritable « école unique ». Avec un tronc commun renforcé assurant à tous une formation minimale. Les redoublements, mais aussi les
groupes de niveaux font, pour eux, obstacle à cet objectif. Dans le même esprit, ils prônent le développement d’aides personnalisées, mais « sans en faire le prétexte à des ségrégations ».
Passée au crible des comparaisons internationales, la France apparaît ainsi comme le pays de toutes les contradictions : « Si ses élites scolaires font presque jeu égal avec l’excellence
internationale, 40 % de ses effectifs se situent dans les profondeurs du classement. D’un côté, on tutoie la Finlande et la Corée du Sud, de l’autre, on voisine avec le Mexique et la
Turquie.
Mardi 7 avril à 20h30,
Lycée de la Vallée de Chevreuse, Gif sur Yvette
Les réformes de l’Education,
De la Maternelle à l’enseignement supérieur,
Vous êtes pour ? Vous êtes contre ?
Dans un cas comme dans l’autre,
venez exprimer vos idées,
écouter les arguments
contraires,
En bref,
venez participer à un débat qui concerne tous les citoyens,
parents, enseignants, lycéens,
étudiants, grand-parents...
Avec la participation d’enseignants du primaire au
lycée, de membres du RASED,
d’enseignants-chercheurs,
de professeurs d’IUT et de parents d’élèves.
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