Qui sommes-nous?

Des parents, grands-parents, enseignants... de Gif-sur-Yvette... et d'ailleurs
attachés à un grand service public d'éducation... et mobilisés pour ne pas le perdre!
Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /Juil /2009 16:19
... se multiplient vis-à-vis des enseignants qui n'acceptent pas les réformes. Quelques exemples parmi d'autres, certains "emblématiques" de l'opposition aux réformes...   


Anne Loconte fait partie des 2750 enseignants "Désobéisseurs"
qui refusent de faire l'aide personnalisée telle qu'elle est prévue, c'est-à-dire deux heures par semaine à un petit groupe d'enfants ayant une difficulté ponctuelle.

Normal qu'elle soit sanctionnée, donc, puisqu'elle ne se conforme pas au travail qu'elle devrait faire. Admettons. Mais est-ce juste, alors qu'elle enseigne normalement ses 24 heures hebdomadaires, qu'on lui retire deux jours de salaire par semaine pour cause de 2h non faites ?

Un peu disproportionné, non ? Surtout quand ces 2 heures, elle les fait : non pas à 3 ou 4 enfants comme le souhaite M. Le Ministre, mais à tous ses élèves, à travers un projet environnemental et des ateliers d'échanges de savoirs à l'échelle de la classe et de l'école.

Mme Loconte voit donc son salaire amputé de 2 jours sur 5, pour la simple raison qu’elle assure un enseignement à toute sa classe pendant les 2h d’aide personnalisée qui ne devrait « profiter » qu’à 3 ou 4 enfants !!

Heureusement, elle est soutenue : une caisse de solidarité a été mise en place par des syndicats d’enseignants et peut être abondée par tous ceux qui soutiennent ce mouvement de résistance pédagogique. Des personnalités politiques comme Jack Lang, Jean Lassale ,  Bruno Julliard ou Martine Aubry ont pris leur défense auprès du Ministre de l’Education Nationale.  

 

Autre exemple: Alain Refalo est enseignant à l’école Jules Ferry de Colomiers. 
Il a décidé, en accord avec les parents d’élèves, d’organiser les 2h d’aide personnalisée de sa classe en deux groupes privilégiant la coopération et l’entraide dans l’acquisition des connaissances alors que les textes demandent une sélection d’élèves en difficulté. 
Pour l’administration, il n’applique pas règlementairement le dispositif d’aide personnalisée.Pour ce motif, l’administration lui inflige un retrait de salaire de deux jours par semaine depuis le mois de janvier 2009 et a refusé la promotion au choix à laquelle il avait droit. 
L’Inspecteur d’académie menace aujourd’hui Alain Refalo d’une sanction disciplinaire en le convoquant devant le conseil de discipline le 9 juillet
pour « refus d'obéissance, manquement au devoir de réserve, incitation à la désobéissance collective et  attaque publique contre un fonctionnaire de l'Education Nationale ».  

 

Un directeur d'école de l'Isère s'est vu retirer son poste de directeur pour le seule raison qu'il fait partie des 200 directeurs qui refusent de renseigner Base Elèves (Le comité des droits de l'enfant a rappelé à l'ordre la France au sujet de ce fichier de tous les enfants dès 3 ans http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2009/06/22/lonu-corrige-la-france-sur-le-fichage-des-enfants/#more-1805)

 

et dernière en date... Bastien Cazals vient d'apprendre par courrier recommandés, mercredi 1er juillet, à son domicile, la décision de l'Inspecteur d'Académie de l'Hérault, d’engager une procédure disciplinaire ainsi qu’une procédure de retrait d’emploi de directeur d’école. Dans le cadre de cette double procédure, Bastien Cazals est également invité à prendre connaissance de son dossier administratif, lundi 6 juillet à 10h. (http://sauvons-lecole.over-blog.com/article-33381889.html)
Tout
cela venant après un courrier du même Inspecteur
d'Académie, daté du 23 juin, lui intimant l'ordre de ne plus communiquer avec aucun media pour tout
sujet ayant rapport avec ses fonctions !!!


http://groups.yahoo.com/group/agnationaledescollectifs/attachments/folder/1199104476/item/list
 )
  
    
Par MAbC - Publié dans : Ecole Primaire
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 18:16


André Ouzoulias

professeur à l’IUFM de Versailles

Université de Cergy-Pontoise (UCP)

                                                                          à

Marguerite Bachy, Isabelle Beaulier, Joël Blanchard

                                                                          École publique, Aizenay (Vendée)

                                                                          Marie-Pierre Texier

                                                                          École de la Croix Marraud, Challans (Vendée)

Chers collègues,

J’apprends que l’inspecteur d’Académie, DSDEN de la Vendée, a décidé de vous sanctionner

d’un retrait de 4 jours de salaire pour « service non fait », en raison de votre refus de faire passer aux

élèves de CM2 de votre école les évaluations nationales de janvier 2009. Cette annonce ne peut que

susciter l’étonnement et l’indignation.

Il est étonnant en effet que votre hiérarchie sanctionne aussi durement quatre enseignants, alors

que, selon les chiffres officiels communiqués par le ministère de l’éducation nationale, il n’a reçu les

résultats des évaluations que pour 78% des élèves concernés. Près de huit mille maîtres de CM2 ont

donc refusé de faire passer ces évaluations ou ont refusé de transmettre les résultats ou encore les

ont délibérément transmis sous une forme inexploitable par l’administration. De plus, parmi les

résultats que le ministère a traités, comme en ont témoigné les enseignants de plusieurs

départements, une très forte proportion était sans rapport avec la réalité des exigences de cette

évaluation :

- pour plusieurs exercices, de nombreux maîtres ont donné bien plus de temps aux élèves que ce

que le livret de l’enseignant prescrivait ;

- la plupart des maîtres ont considéré qu’ils devaient dispenser leurs élèves des exercices qui

portaient sur des compétences non étudiées en janvier ;

- pour divers items globalement bien réussis, mais pour lesquels le codage binaire conduisait à

noter 0, la plupart des enseignants ont quand même noté 1 ;

- pour plusieurs exercices, la plupart des maîtres ont aidé les élèves à comprendre des

consignes insuffisamment explicites ou inhabituelles et déstabilisantes ;

- comme les supports ont été mis en ligne plusieurs jours avant ceux de la passation, on sait

que certains parents ont fait bachoter leur enfant…

Les deux principaux syndicats d’inspecteurs ont dénoncé des « bidonnages » de grande ampleur.

Bref, au regard des conditions de passation, les résultats qui sont parvenus à l’administration de

l’éducation nationale n’ont aucune fiabilité, elle le sait fort bien.

Ce fiasco serait-il dû à une poignée d’enseignants animés d’une volonté maligne de saboter le

travail de l’école publique ? Évidemment non. Vous êtes de ces maîtres qui partagent la nécessité

d’une évaluation des apprentissages. Mais vous voulez pouvoir la mener sérieusement, en fonction

de ce qui a été enseigné et dans le respect des enfants. Votre inspecteur d’Académie semble ignorer

les procédures que vous avez mises au point collectivement dans vos écoles pour le suivi des

progrès de vos élèves. A-t-il seulement pris le temps de s’informer sur votre travail avant de vous

condamner ? Sait-il ce que vous mettez en place pour que chaque enfant sache bien lire et aime lire,

pour qu’il se sente en sécurité et en appétit dans la culture mathématique et scientifique, pour qu’il

puisse vivre et partager des expériences artistiques, pour qu’il fasse ses premiers pas vers ses

responsabilités de citoyen… ? Sait-il ce que vous mettez en place pour évaluer leurs apprentissages

dans tous ces domaines ? A-t-il une idée de ce que vous entreprenez par vous-mêmes pour vous

former et vous perfectionner ? Et s’est-il enquis de la manière dont vous organisez l’information des

parents de vos élèves ?

Dans le courrier qu’il vous adresse, l’inspecteur d’Académie dit que « l’Éducation nationale a une

responsabilité envers la Nation », que « cette dernière a un droit de regard légitime sur la

performance de son École et [que] celle-ci se mesure avant tout aux compétences acquises des

élèves ». Vous ne contestez pas ce principe. Mais comment prétendre que les évaluations CM2 de

janvier 2009 ont effectivement mesuré les compétences acquises par les élèves et ont permis à la

Nation de se donner une appréciation objective de la performance de son École ? Pour cela, fallait-il

faire « plancher » durant quatre heures 830 000 enfants de CM2 et mettre en émoi les élèves, les

maîtres, les parents et les corps d’inspection, tandis que la DEPP dispose d’une méthodologie rôdée

qui fonctionne avec un échantillon de 6 000 élèves parfaitement représentatif ? Et qui, au fond,

respecte le besoin légitime de contrôle de la Nation sur le service public d’éducation et rend compte

de sa mission d’agent public : les responsables du Ministère publiant des résultats qu’ils savent être

sans aucune valeur ou des maîtres qui disent : « une évaluation est honnête ou n’est pas » et refusent

de cautionner une telle mascarade ? L’administration de l’Éducation nationale a mis sur les rails un

train qui ne pouvait que dérailler, mais elle vous punit de ne pas avoir voulu le piloter !

Que vous reproche-t-on au juste ? D’avoir voulu protéger vos élèves en les dispensant d’un

examen dans lequel des épreuves les auraient mis en échec dans des domaines du savoir qu’ils

n’avaient pas encore abordés ? De ne pas avoir employé une solution qui sauve les apparences en

envoyant des résultats contrefaits? D’avoir refusé une évaluation parce qu’elle était mal conçue ? Et

de l’avoir fait publiquement alors qu’on ne sait toujours pas qui a élaboré ces épreuves, les auteurs

étant restés anonymes, contrairement à toutes les précédentes évaluations nationales ? Vous avez

assumé votre responsabilité d’éducateurs, d’enseignants de l’école publique et de citoyens. Vous

avez alerté les parents et ils vous ont soutenus. Au total, qui, dans cette affaire, incarne vraiment

cette éthique de la responsabilité, celle qui devrait animer tout fonctionnaire de la République : vous

qui avez agi au nom de l’intérêt des enfants, de la vérité et de la sincérité ou ceux qui ont demandé à

votre inspecteur d’Académie de vous sanctionner ? Qui incarne le modèle éducatif de la République

et les valeurs qui la fondent ? Soyez fiers de ce que vous avez fait ! Vous êtes l’honneur de notre

école publique, l’honneur de ses maîtres.

On s’étonne, mais on s’indigne aussi : l’administration actuelle semble vouloir pétrifier les

collègues des écoles primaires en décidant à votre encontre une sanction particulièrement forte.

Indéniablement, elle veut faire un exemple. Le ministre avait promis que, pour ces évaluations CM2,

les maîtres de ces classes se verraient attribuer une prime de 400 euros. En principe, pour n’avoir

pas fait ce que le ministre reconnaît lui-même comme un travail supplémentaire rémunéré par une

prime, vous devriez être privés de cette rémunération supplémentaire. Pourtant, non ! Alors que,

cette semaine-là, vous avez travaillé normalement, comme tous vos collègues, durant les 27 heures

de votre service au sein de l’école (en fait bien davantage…), on vous inflige une double peine :

suppression de la prime et retrait de quatre journées de salaire pour « service non fait », au lieu de

quatre heures si on se fie à l’estimation des auteurs des épreuves.

Ce faisant, l’administration actuelle parviendra peut-être à contenir d’autres actions comme la

vôtre. Mais ce qui est obtenu par la peur et la menace est précaire… L’administration doit prendre

conscience qu’elle installe le ressentiment dans le coeur des maîtres et qu’elle est en train de briser les

liens de confiance qui, seuls, garantissent la sincérité de leur engagement. Elle ne devra pas s’étonner

demain, si elle ne dispose sur eux que d’un simulacre de contrôle et ne parvient plus à discerner le

réel de son imitation.

Si je peux participer utilement à votre défense, soyez assurés que je m’y emploierai.

Avec mes salutations les plus cordiales,

André Ouzoulias

Butry, le 2 juin 2009
Par MAbC - Publié dans : Ecole Primaire
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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 15:09
 La ronde a choisi d'interpeller les partis en lice aux européennes sur le devenir de l'université et de la recherche en lançant un appel aux candidats et en tournant durant la semaine précédant les élections devant le Panthéon.
Vous pouvez dès à présent lire leurs réponses
sur le blog de la ronde:
http://rondeinfinie.canalblog.com/
Par MAbC - Publié dans : Enseignement supérieur
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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 10:24

In Sauvons l'Université

Au 4 juin, 7 réponses à notre texte "Quelle Europe pour l’Université ?" : PCF, Europe-Ecologie (Verts), Front de Gauche, NPA, Modem et le soutien de Jack Lang. Europe-Ecologie soutient également notre texte. Bertrand Monthubert, secrétaire national PS à la recherche et l’enseignement supérieur, nous a envoyé le manifeste du PS sur l’enseignement supérieur et la recherche qui "répond" à certaines de nos questions ; une réponse plus longue est en préparation.Veuillez trouver ci-joint ces réponses, dans l’ordre où elles nous sont parvenues.
Ainsi commence l'article paru ce matin dans "Sauvons l'école", et en cette veille d'élections européennes, il est intéressant d'aller lire ces différentes réponses:
http://sauvons-lecole.over-blog.com/article-32308180.html

Par MAbC - Publié dans : Enseignement supérieur
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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 10:16
C'était un professeur, un simple professeur,
Qui croyait que le savoir était un grand trésor
Et que les moins que rien, n'avaient pour s'en sortir,
Que l'école et le droit qu'a chacun de s'instruire.

ll y mettait du temps, du talent et du coeur.
Ainsi passait sa vie au milieu de nos heures.
Et loin des beaux discours, des grandes théories,
A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de lui
"Il changeait la vie"


Extrait d'une chanson de JJ Goldman
Par MAbC
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