Vendredi 3 juillet 2009
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... se multiplient vis-à-vis des enseignants qui n'acceptent pas les réformes. Quelques exemples parmi d'autres, certains "emblématiques" de
l'opposition aux réformes...
Anne Loconte fait partie des 2750 enseignants "Désobéisseurs" qui refusent de faire l'aide personnalisée telle qu'elle est prévue, c'est-à-dire deux
heures par semaine à un petit groupe d'enfants ayant une difficulté ponctuelle.
Normal qu'elle
soit sanctionnée, donc, puisqu'elle ne se conforme pas au travail qu'elle devrait faire. Admettons. Mais est-ce juste, alors qu'elle enseigne normalement ses 24 heures hebdomadaires, qu'on lui
retire deux jours de salaire par semaine pour cause de 2h non faites ?
Un peu
disproportionné, non ? Surtout quand ces 2 heures, elle les fait : non pas à 3 ou 4 enfants comme le souhaite M. Le Ministre, mais à tous ses élèves, à travers un projet environnemental
et des ateliers d'échanges de savoirs à l'échelle de la classe et de l'école.
Mme Loconte
voit donc son salaire amputé de 2 jours sur 5, pour la simple raison qu’elle assure un enseignement à toute sa classe pendant les 2h d’aide personnalisée qui ne devrait « profiter » qu’à
3 ou 4 enfants !!
Heureusement, elle est soutenue : une caisse de solidarité a été mise en place par des syndicats d’enseignants et peut être
abondée par tous ceux qui soutiennent ce mouvement de résistance pédagogique. Des personnalités politiques comme Jack Lang, Jean Lassale , Bruno
Julliard ou Martine Aubry ont pris leur défense auprès du Ministre de l’Education Nationale.
Autre exemple: Alain Refalo est enseignant à l’école Jules Ferry de Colomiers.
Il a décidé, en accord avec les parents d’élèves, d’organiser les 2h d’aide personnalisée de sa classe en deux groupes privilégiant la coopération et l’entraide dans
l’acquisition des connaissances alors que les textes demandent une sélection d’élèves en difficulté.
Pour l’administration, il n’applique pas règlementairement le dispositif d’aide personnalisée.Pour ce motif, l’administration lui inflige un retrait de salaire de deux jours par semaine depuis le
mois de janvier 2009 et a refusé la promotion au choix à laquelle il avait droit.
L’Inspecteur d’académie menace aujourd’hui Alain Refalo d’une sanction disciplinaire en le convoquant devant le conseil de discipline le 9 juillet pour « refus d'obéissance, manquement au devoir de réserve, incitation à la
désobéissance collective et attaque publique contre un fonctionnaire de l'Education Nationale ».
Un directeur d'école de l'Isère s'est vu retirer son poste de directeur pour le seule raison qu'il fait partie des 200 directeurs
qui refusent de renseigner Base Elèves (Le comité des droits de l'enfant a rappelé à l'ordre la France au sujet de ce fichier de tous les enfants dès 3 ans http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2009/06/22/lonu-corrige-la-france-sur-le-fichage-des-enfants/#more-1805)
et dernière en date... Bastien Cazals vient d'apprendre par courrier
recommandés, mercredi 1er juillet, à son domicile, la décision de l'Inspecteur d'Académie de l'Hérault, d’engager une procédure
disciplinaire ainsi qu’une
procédure de retrait d’emploi de directeur d’école.
Dans le cadre de cette double procédure,
Bastien Cazals est également invité à prendre connaissance de son dossier administratif, lundi 6 juillet à 10h. (http://sauvons-lecole.over-blog.com/article-33381889.html)
Tout cela venant après un courrier du même Inspecteur d'Académie, daté du 23 juin, lui
intimant l'ordre de ne plus communiquer avec aucun media pour tout
sujet ayant rapport avec ses fonctions
!!!
http://groups.yahoo.com/group/agnationaledescollectifs/attachments/folder/1199104476/item/list )
Par MAbC
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Publié dans : Ecole Primaire
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